Jeux de sport : sports collectifs ou individuels.

Populaires ou au contraire plutôt confidentiels, on en trouve même qui ne sont pas réels. Bref, les jeux de sports, il y en a pour tous les goûts. Et s’il y a bien un style de jeu qui n’est pas soumis à une mode passagère, c’est bien celui-là. Il a toujours existé et demeurera sûrement tant que le jeu vidéo existera. 

  • Son histoire

Contrairement à d’autres genres de jeux, pour ce qui est du sport, on situe assez facilement le début. Vu qu’il s’agit du premier genre représenté dans un jeu vidéo. Tennis for Two a vu le jour en 1958, à une époque où les télévisions étaient encore assez rares. D’ailleurs, le jeu ne tournait pas sur un écran à proprement parlé mais sur un oscilloscope couplé à un ordinateur analogique. Bref, c’était alors la préhistoire du jeu vidéo et il s’agissait plus d’une démonstration technique que d’une volonté de divertir.

C’est un autre jeu qui est considéré comme le père du genre dans la mémoire collective. On parle évidemment de Pong (1972), un des premiers jeux d’arcade. Et surtout celui qui marque les véritables débuts du sport en jeu vidéo. Ce qui peut surprendre, c’est qu’il s’agit d’un jeu de tennis de table. Les graphismes de l’époque sont bien sûr très sommaires. Une ligne droite pour symboliser le filet, deux barres que les joueurs peuvent déplacer et qui font office de raquettes et un simple carré pour représenter la balle. 

Toutefois, le fun est là et Pong devient le premier jeu vidéo véritablement populaire. Par la suite, de nombreux autres jeux de sport ont vu le jour et il est bien difficile de n’en citer que quelques-uns. 

Vers toujours plus de réalisme ?

Pour répondre à cette question, la première chose à faire c’est de se mettre d’accord sur ce qu’est le réalisme. Les graphismes et les animations aident à l’immersion. On s’identifie plus facilement à un joueur de foot lorsque son avatar lui ressemble et qu’il se déplace de façon naturelle. Sur ce point, Fifa ou Top Spin tendent vers toujours plus de « réalisme ». Néanmoins, si on y pense, il ne s’agit finalement que d’habillage. Dans un jeu de sport, le véritable réalisme se trouve ailleurs. 

  • Les moteurs physiques

Ce qui fait le réalisme d’un jeu de sport, c’est avant tout son moteur physique. Et pour le coup, quand on parle de physique, on parle bien ici de sciences : vitesse, chocs, forces en tout genre, gravité, trajectoires etc. Tous ces paramètres doivent être pris en compte dans les jeux de sport modernes. Pour un jeu de tennis par exemple, il faudra une physique de la balle qui la rende crédible. Or, si on veut coller à la réalité, c’est bien plus difficile qu’il n’y paraît. Sa trajectoire et son rebond vont être influencés par la vitesse, les effets, la nature du sol etc. 

Le degré de précision du moteur physique indiquera alors si on se situe plutôt sur une simulation pure et dure ou sur un jeu plus orienté action. Top Spin, Mario Tennis et Full Ace Tennis Simulator sont tous basés sur le même sport, mais ont des approches diamétralement différentes. Le premier mise sur les graphismes et l’animation, le second sur le pur fun et enfin le dernier, se veut être une véritable simulation. Un pari d’ailleurs plutôt bien réussi. 

Aujourd’hui, il y a donc clairement deux écoles en ce qui concerne les jeux de sport. On a d’un côté ceux qui privilégient avant tout la prise en main et le plaisir immédiat. Et ceux qui se sont fixés pour mission de coller au plus près de la réalité, quitte à sacrifier un peu les graphismes et à en rebuter certains par une difficulté bien plus relevée. 

  • Principes du jeu

Bien évidemment les principes de jeu vont varier en fonction du sport. De l’action et de la technique pour un jeu de foot ou de tennis. Une grande place à la tactique pour un jeu de foot US. De la stratégie et de la précision pour du golf. Les principes de jeu et mêmes les qualités requises ne seront pas les mêmes. 

Au final, le seul concept que tous les jeux de sport partagent, c’est le fait de gagner contre son ou ses adversaires. On visera la première place dans une course automobile, le meilleur score au golf, ou tout simplement la victoire. C’est d’ailleurs cette particularité qui a si tôt orienté les jeux de sports vers le multijoueur. 

  • Le multijoueur

Bien avant l’apparition des Lan ou d’Internet, les jeux de sport proposaient déjà la possibilité de jouer à plusieurs. Par essence, le sport est une compétition et jouer avec quelqu’un d’autre (ou plutôt contre lui) paraît donc assez naturel. Même Pong offrait cette possibilité, et pourtant on parle d’un jeu qui a aujourd’hui près de 50 ans ! 

Si l’aspect affrontement et compétition est aujourd’hui plutôt bien maîtrisé, il reste encore des progrès à faire en ce qui concerne le jeu coopératif. L’un contre l’autre, même si le jeu à des lacunes, les contraintes seront les mêmes d’un côté comme de l’autre. L’expérience de jeu sera plus ou moins bonne en fonction de la qualité du titre, mais dans l’ensemble, une forme d’équilibre sera respectée. 

Bien sûr, plus le jeu est complexe et plus la programmation du multijoueur l’est aussi. Pour reprendre l’exemple de Pong, que ce soit un joueur ou un autre qui déplace la barre, rien ne change vraiment du point de vue des mécaniques du jeu. Il en va tout autrement sur des jeux comme Fifa, où chaque action du joueur va entraîner une réaction (en réalité, une multitude) de l’IA du jeu. Un joueur humain supplémentaire va grandement complexifier la chose, encore plus s’il s’agit d’un joueur avec lequel on fait équipe.

En effet, en mode coopératif, on remarque vite quelques limites au multijoueur. Tout n’est pas à jeter, loin de là, mais généralement, l’IA peine à suivre, et c’est finalement assez logique. Pour l’IA, le seul fait d’avoir deux joueurs en face multiplie de façon exponentielle le nombre de possibilités, et rend donc le « choix » d’une action bien plus compliqué. 

  • Sport d’équipe VS sport individuel

Selon qu’on se frotte à un sport d’équipe ou individuel, l’expérience ne sera bien évidemment pas la même. Le foot, le basket, le hockey, voire même le cricket d’un côté, et le tennis, la F1, le golf ou même la pêche de l’autre. 

A l’exception peut-être des courses automobiles et du golf, les sports d’équipe remporte bien plus de succès auprès des joueurs. On pense notamment aux jeux de foot avec les séries des Fifa ou des PES, qui ont trusté les tops durant de nombreuses années. Mais si on s’attarde sur les ventes de jeux de sport, on voit que le constat est aussi valable pour le basket, le hockey ou le foot US.  

Toutefois, tout n’est pas inscrit dans le marbre et il peut y avoir des surprises. Wii Sport est à ce jour le jeu de sport totalisant le plus grand nombre de ventes avec plus de 82 millions d’exemplaires vendus. Même si on est loin de la simulation sportive, ce jeu est donc le 2ème plus gros succès de l’histoire derrière GTA5 et ses 110 millions d’exemplaires.

Chaque sport et chaque style peut donc trouver son public. La seule condition semble d’être d’offrir une expérience de jeu agréable et/ou un défi à la hauteur, quel que soit le degré de simulation ou le sport abordé.

  • Qu’est-ce qui fait un bon joueur

Vu les différences importantes qu’il peut y avoir entre deux jeux de sport, il sera difficile d’en tirer un profil général. Toutefois, si on se place d’un point de vue performance, on se rend compte que les atouts nécessaires pour performer sont sensiblement les mêmes.

  • Bien connaître le jeu et le sport

Ça parait évident mais il faut connaître le sport en question et les subtilités du jeu. Si vous jouez à un jeu de foot US par exemple, savoir ce qu’est le rôle d’un running back ou comment se déroule un match sera la base. 

Mais au-delà des règles, il y a d’autres éléments à étudier. Ce sera notamment le cas dans les sports automobiles où les tracés et les réglages du véhicule auront une grande importance sur la performance. On pense aussi aux caractéristiques des joueurs d’une équipe de foot ou de basket par exemple. 

Bref, dans de nombreux jeux de sport, il y a une part de tactique et de management qu’il faut apprendre à connaître et à maîtriser. 

  • L’entraînement

Là aussi, c’est une évidence, encore plus vu qu’il s’agit de sport. Pour atteindre un certain niveau il faudra s’entraîner, pour maîtriser la technique, mais plus encore pour apprendre le comportement du jeu lui-même. 

Aucune IA n’est parfaite, et cette imperfection s’apprend. C’est particulièrement vrai pour les sports d’équipe bien sûr. Le positionnement et la réaction des joueurs que vous ne contrôlez pas directement est un paramètre avec lequel vous devez apprendre à jouer.

C’est aussi par l’entraînement que vous vous confronterez aux environnements différents que propose ce type de jeu. Le comportement de la balle selon la surface du court pour un jeu de tennis, ou les conditions climatiques qui vont altérer les déplacements des joueurs et du ballon etc. 

  • Résister au stress

Face à un adversaire humain, savoir garder son calme peut faire basculer le cours d’un match. Les jeux de sport offrent souvent de grands moments de frustration et de stress avec lesquels il faut composer. S’énerver devant son écran parce qu’on a raté une action est somme toute assez naturel. Mais c’est aussi le plus sûr chemin si vous voulez perdre vos moyens et votre concentration. 

Bref, il faut savoir prendre du recul et ne pas se laisser emporter par l’enjeu et le temps qui file. C’est d’ailleurs tout aussi valable lorsqu’on est en position de force et qu’on mène au score ou qu’on est premier au classement. La peur de gagner existe bel et bien et peut faire monter le stress d’un cran ou deux en fin de partie.