Ce qui fait un gamer, c’est la passion qui l’anime, et surtout le temps qu’il passe à l’assouvir. Qu’il le fasse avec mesure ou dans l’excès, ce qui le caractérise, c’est avant tout le fait de jouer. Comme pour tout passionné, on pourrait aussi parler du budget qu’il y consacre. C’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas.

  • Joueur ou gamer ?

Elle est désormais loin l’époque où les geeks étaient montrés du doigt.

Aujourd’hui, lorsqu’on est geek, on n’a aucune raison de ne pas en être fier. Dans le même esprit, un gamer est animé par un certain sentiment d’appartenance. Non seulement, il a conscience d’être un gamer, mais bien souvent, il le revendique. Toutefois, ce n’est pas le cas de tout le monde.

Dans l’absolu, à une langue près, c’est la même chose. Toutefois, lorsqu’on parle d’un gamer, on fait référence à une caractéristique dominante chez un individu. On n’est pas le joueur du dimanche, on n’est pas « casual ». Il y a une idée de performance, ou du moins, de passion assumée. 

On ne retrouve pas cette connotation lorsqu’on parle d’un joueur. Soit parce que c’est en effet, un « casual », soit parce qu’il est autre chose. Comment qualifier votre petite sœur, qui n’a jamais touché à une console ou un jeu PC, mais qui passe un nombre d’heures incalculable sur Pokemon GO ? De même, qu’en est-il de papi qui joue des heures durant au solitaire sur le PC mais qui n’a jamais vu l’ombre d’une barre de vie ? Enfin, que répondre à sa mère lorsqu’elle affirme qu’elle ne joue pas alors qu’elle est niveau 4251 à Candy Crush ?

Ce n’est donc pas parce qu’on n’est pas gamer qu’on est nécessairement un casual ou qu’on ne joue pas. En effet, depuis quelques années, on a vu apparaître un type de joueur, souvent exclusif, qu’on n’avait encore jamais vu, et pour lequel nous n’avons pas encore vraiment de nom. Des joueurs sans culture vidéoludique, mais qui voue une vraie passion à un jeu. 

  • Sur smartphone !

C’est essentiellement l’avènement des smartphones qui a fait émerger ce nouveau type de joueurs. Plus besoin d’un PC ou d’une console, et en plus, on l’a toujours avec soi. On teste un jeu, comme ça, pour passer le temps dans le métro ou en attendant son bus. Puis rapidement, on se fait happer dans un nouvel univers. On devient vite addict, on se passionne, mais le plus souvent, on ne s’identifie pas du tout à un joueur de jeux vidéo. 

Pourtant, on retrouve souvent les mêmes comportements : on passe un temps conséquent devant un écran, on est sujet à une forme d’addiction, on y consacre parfois même de l’argent etc. Bref, deux types de joueurs qui se ressemblent, mais qui ne se reconnaissent pas. 

  • Quel type de joueur est-il ?

Au départ, c’est quelqu’un qui n’a rien à voir avec le monde du jeu vidéo : âge, sexe, situation familiale etc. Pour chaque catégorie, il fera presque toujours partie de la minorité en comparaison au gamer moyen. Il n’avait pas vocation à devenir joueur mais il y avait les bases. 

Il ne faut pas sous-estimer l’investissement de ce type de joueur. Encore une fois, sans être des gamers,  ce ne sont pas forcément des casuals. On ne peut même pas dire que ce sont des amateurs. Il s’agit plutôt de spécialistes et d’opportunistes. Spécialistes parce qu’ils se consacrent le plus souvent à un seul jeu. Et opportunistes, car finalement, ce qu’ils leur manquaient jusque-là, c’était la rencontre avec les jeux vidéo.