• Son histoire

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les FPS sont loin d’être un genre récent dans le jeu vidéo. Les premiers titres du genre remontent à près de 50 ans !

C’est en effet en 1974 que sortent les deux premiers FPS de l’histoire : Maze War et Spasim. On est bien sûr encore très loin de ce que nous connaissons aujourd’hui, mais les bases sont bien là. Même l’aspect 3D est présent, bien que très rudimentaire.

Toutefois, ce n’est que bien plus tard que les FPS deviendront un genre à part entière, avec des codes et mécanismes qui lui sont propres.

La première estocade arrive en 1992 avec Wolfenstein 3D. Le succès est immédiat et ce jeu posera les bases des FPS modernes. Mais c’est l’année suivante que va véritablement s’opérer la bascule. La sortie de Doom va tout changer. Le succès du titre est tel qu’il va non seulement déboucher sur un nouveau genre, mais il va surtout faire entrer le jeu vidéo dans une nouvelle ère. Bien qu’il ne soit finalement qu’une version améliorée de son ainé, Doom va mettre en évidence que la technologie est maintenant suffisamment avancée pour rendre la 3D crédible. En ce sens, on

considère souvent qu’il marque le début de l’ère de la 3D dans le jeu vidéo. Mais Doom va aussi apporter une nouveauté de taille par rapport à son prédécesseur, un mode multijoueur en LAN sous la forme de death match à 4 participants. Et là encore, c’est une petite révolution.

  • Les FPS solo VS mutijoueur

A l’origine, le scénario n’est pas le point fort des FPS. En général, ce dernier se résume à affronter des hordes d’ennemis sous un prétexte ou un autre et à les éradiquer.

Doom II (1994), Quake (1996) et Duke Nukem 3D (1996) sont des succès, mais pour l’histoire, on repassera. En quelques années, cette absence de scénario va devenir un manque et va pousser le genre à évoluer.

1. Les FPS solo

En 1998 va sortir Half-Life, un FPS qui va marquer un tournant dans l’évolution de ce type de jeu.

Pour la première fois, il y a un véritable scénario, et même des PNJ qui vont étoffer l’histoire. L’autre grande force du titre est le fait que les ennemis ne sont plus totalement décérébrés. L’IA est de bonne facture pour l’époque, et offre un challenge bien différent.

S’en suivra de nombreux autres titres, au scénario plus ou moins poussé, parmi lesquels Deus Ex (2000) ou la suite d’Half-Life (2004). Plus récemment, on peut citer la série des Far Cry débutée en 2004 ou des titres comme Bordelands en 2009 ou Dishonored en 2012.

Bien que le genre ne se prête pas forcément à la console, on peut tout même nommer la série Halo, sortie en 2001 sur X-box et GoldenEye 007 en 1997, pour les nostalgiques de la Nintendo 64.

2. Les FPS multijoueur

Aujourd’hui, la plupart des FPS solo proposent un mode multijoueur (PvP ou coopératif comme dans Borderlands par exemple), mais certains font le choix du multijoueur uniquement. Ils conservent un mode solo, mais ce dernier se limite le plus souvent à affronter des bots sur les maps multijoueurs.

On oublie donc toute forme de scénario pour se concentrer sur la technique sur le fun immédiat. Finis les longs couloirs labyrinthiques et bienvenu dans le monde des maps.

En 1999, Quake III Arena et Unreal Tournament ont été les premiers à s’orienter uniquement vers le multijoueur. Un succès d’estime, mais internet n’en est qu’à ses débuts et on est loin du phénomène de masse. On est encore à l’ère du Lan, et à ce niveau, c’est Counter Strike qui va véritablement tirer son épingle du jeu.

D’autres séries de FPS ont fait leurs premiers pas à cette époque, comme les Battlefied ou Call of Duty.

Ce n’est qu’avec la démocratisation d’internet dans les foyers que le genre va véritablement prendre son envol. Plus besoin de se réunir et de faire des tests pendant des heures. On lance son jeu, on se connecte et on joue. Le nombre de joueurs va alors considérablement augmenter et l’avènement de l’esport va encore accentuer la tendance.

Aujourd’hui, et notamment grâce à l’esport, c’est Counter strike global offensive qui domine les débats. Mais d’autres, comme Overwatch, arrivent malgré tout à se faire une place en cassant les codes du genre. Il est d’ailleurs un peu à part dans le monde du FPS tant il emprunte d’éléments de gameplay aux MOBA.

Rainbow Six Siège fait aussi une belle avancée dans le monde de L’Esport.

  • Les Maps

Les FPS offrent une grande variété de maps et de conditions : intérieur, plein air, pluie, nuit, simple arène ou au contraire vaste étendue etc. Bref, les possibilités sont vastes et il n’y a pas de règles particulières. C’est d’autant plus vrai que certains jeux permettent de créer ses propres cartes.

En fonction des conditions offertes par la map, le style du jeu peut changer. En effet, on ne jouera pas de la même façon si on arpente des couloirs ou si on court à découvert.

Certaines cartes vont favoriser les snipers alors que d’autres rendront l’utilisation du pistolet bien plus efficace. Il n’y a pas de règles les concernant, toutefois les joueurs préféreront souvent des maps de taille raisonnable et offrants des possibilités de gameplay variées. Des maps équilibrées où chacun peut prendre du plaisir en fonction du style de jeu qu’il affectionne.

Aujourd’hui, les joueurs s’intéressent moins à la taille de la map, même si c’est toujours un point très important. La dynamique de la map est devenue très importante avec des effets de lumière, des effets de son, des effets vidéos : ce qui permet d’avoir une réelle immersion dans  les jeux vidéo multijoueurs. C’est la dynamique de la map en multijoueur qui permet de faire la différence.

  • Le déroulement d’une partie

Pour commencer, il faut établir les conditions de l’affrontement :

  • choix de la map,
  • nombre de participants,
  • conditions de victoire etc.

La dimension stratégique de cette phase est relativement faible dans la mesure où tout le monde démarre sur un pied d’égalité. Certains choix peuvent malgré tout faire pencher la balance s’ils sont plus adaptés à votre style de jeu et à celui de votre équipe.

En début de round, il y a une phase de préparation durant laquelle il est possible de dépenser de l’argent pour s’équiper. Cette shop est accessible un court laps de temps dans une zone limitée. Le choix y est assez varié dans l’ensemble. Il y a bien sûr des armes, mais aussi des protections, des grenades, des kits de soin, des munitions etc.

Plus vous et votre team êtes efficaces, plus vous récolterez d’argent et mieux vous pourrez vous équiper pour le prochain round. Ce n’est pas une garantie de victoire, loin de là, mais c’est évidemment un avantage.

Les phases d’action à proprement dites sont nerveuses, rapides et ne laissent aucune place à l’erreur. Les rounds sont souvent très courts, de l’ordre de quelques minutes. Mais la plupart du temps, pour être désigné vainqueur, il faut en remporter un certain nombre. En fonction des caractéristiques de la map, du rapport de force entre les équipes et des paramètres choisis, la durée d’une session peut être assez variable.

Toutefois on restera généralement en dessous de l’heure de jeu pour un affrontement.

Des sessions relativement courtes donc, mais intenses et qui sollicitent tout autant les réflexes, la concentration ou l’endurance du joueur. S’il y a parfois une part de chance dans la réussite d’un kill, elle n’a que peu d’influence sur le résultat d’une partie. Les compétences et connaissances de chaque joueur, la stratégie et la communication au sein de l’équipe vont en revanche avoir une importance déterminante.

  • Qu’est-ce qui fait un bon joueur de FPS

Dans ce type de jeu, on est en permanence sous pression et dans l’urgence. Pour devenir un bon joueur de FPS, il faut donc avant tout avoir un gout certain pour l’action et les poussées d’adrénaline. Mais bien d’autres paramètres vont entrer en ligne de compte pour faire un bon joueur de FPS.

  1. DES QUALITES INDISPENSABLES

Les FPS sont particulièrement exigeants et demandent donc de disposer d’un certain nombre de qualités.

Au cours d’une partie, il faut être rapide, précis et faire preuve d’une grande concentration. Le plus petit détail compte et la moindre erreur est souvent fatale. Il faut savoir rester lucide tout en étant soumis à un stress permanent. On doit donc être endurant, aussi bien physiquement que mentalement.

  1. CUMULER UN MAXIMUM D’EXPÉRIENCE 

La théorie est assez simple dans les FPS : il n’y a pas de caractéristiques de personnages ou de règles compliquées à connaitre. En revanche, il faut apprendre à maîtriser le jeu et les maps. Il faut donc s’entraîner, s’entraîner et s’entraîner encore. La pratique est primordiale dans ce type de jeu. Il n’y a que par la répétition qu’on acquiert connaissances, maîtrise et même confiance en soi.

Par ailleurs, si on évolue au sein d’une team stable, c’est aussi par ce biais qu’on apprend à jouer ensemble et qu’on se fait une idée des forces et faiblesses de chacun.

  1. S’ÉQUIPER D’UN MATÉRIEL QUI CONVIENT

C’est peut-être le style de jeu le plus exigent sur ce point : il faut du lourd, et ce dans tous les domaines. Il faut une machine puissante, capable d’afficher tous les détails et de maintenir taux de rafraîchissement au top. L’écran devra être en adéquation et pouvoir monter à 144 Hz de préférence. Bref, dans les FPS, le FPS (Frame Per Second, ou image par seconde en français) est primordial.

Par ailleurs, le casque, la souris et le clavier (mécanique) ne seront pas en reste et devront être de qualité. Enfin, une connexion internet stable et rapide est aussi indispensable. Si on met de côté les qualités du joueur, une grande partie de la réussite passe par le matériel. Bref, si vous visez le monde pro, il va falloir mettre la main au portefeuille, et pas qu’un peu.

  1. SAVOIR COMMUNIQUER

Par définition, les FPS multijoueur ne se jouent pas tout seul. Vous devrez vous entourer et trouver une équipe stable. De fait, il faut savoir communiquer, pendant, et en dehors d’une partie. L’ambiance au sein de l’équipe est importante, surtout d’un point de vue stabilité.

Ingame, il faut se parler, transmettre des informations et parfois donner des ordres. Encore une fois, les FPS sont basés sur la rapidité. Il est donc nécessaire d’être concis, clair et même directif. Il ne faut pas s’en offusquer, on est avant tout dans une recherche d’efficacité. Dans le même esprit, il y a souvent un vocabulaire spécifique à maîtriser ou à élaborer avec ses équipiers.

  1. ETRE EN FORME

Si certains jeux laissent le temps de la réflexion, dans les FPS, le rythme est effréné. Si la partie est longue ou si on enchaîne les sessions, le corps, et surtout les yeux, finissent par fatiguer. Il faut donc être en bonne condition physique. On doit être à la fois endurant et performant.

Si on cherche à atteindre le top niveau, il faut savoir préparer son corps et avoir une hygiène de vie adaptée. La pratique d’un sport et dormir suffisamment sont par exemple des points à prendre en compte. Pensez aussi à boire suffisamment, avant et pendant les sessions.